Vers une école inclusive

inclusion

 

Les défis de l’école inclusive

 

Parlez-vous spontanément et facilement du handicap ?

En fonction de votre éducation, du contexte social et culturel dans lequel vous évoluez, la réponse sera positive ou négative. Mais, fait est de constater qu’au XXIe siècle la thématique du handicap demeure un sujet tabou. Un sujet tabou, alors que la majeure partie de la société française est directement ou indirectement concernée par le handicap. En effet, selon les chiffres, pas moins de 12 millions de Français ont un handicap, c’est-à-dire, 1 personne sur 6. Cela signifie que tout le monde a, dans son entourage, au moins une personne en situation de handicap. Mais, en règle générale, ce handicap n’est pas visible. 80% de ces personnes ont des limitations se rapportant à une maladie invalidante, un trouble psychique, une déficience auditive ou intellectuelle. Seulement 20% ont un handicap visible, c’est-à-dire un handicap moteur ou visuel.

 

  • En France, d’après la loi, tous les enfants doivent pouvoir avoir accès et réussir au sein de l’école normale, grâce à une action pédagogique en trois dimensions : l’accessibilité technique, l’accessibilité physique, et l’accessibilité pédagogique.

 

  • Le Groupe Démosthène, en référence au célèbre orateur grec, s’adresse à ceux qui ont des difficultés d’élocution et à ceux qui veulent plus aisément communiquer avec eux en dépit de ce handicap. « Et pourtant je communique »

 

  • Et tout le monde s’en fout est une web série diffusée en ligne depuis le 23 janvier 2017. Créée par Fabrice de Boni et Axel Lattuada, elle met en scène un homme qui partage ses réflexions sur la société et l’actualité, en y mêlant humour, philosophie et développement personnel.Elle reprend les codes des capsules vidéos de vulgarisation et de sensibilisation, très courantes sur internet, tout en y injectant une grande part de fiction. Capsule « le handicap »
ALICE
Alice a témoigné lors de la journée du 5 juin (l’école inclusive pour tout) des difficultés rencontrées et surmontées grâce à ceux qui l’entourent aujourd’hui et qui l’accompagnent et surtout grâce à sa volonté !
Article de Centre Presse du 10 juillet 2019
« Alice a eu son bac, comme les autres
Atteinte d’un handicap, Alice Richefort voit son travail récompensé d’une mention et d’une belle prise de confiance.
Alice

Alice Richefort est fière de son succès.
CHEVALIER GERARD

Choquée, c’est le mot qu’Alice Richefort a prononcé lorsqu’elle a pris connaissance de ses résultats au bac. « Je m’attendais à des notes basses, compte tenu des sujets difficiles », confie la jeune élève en terminale au lycée Saint-Jacques de Compostelle. Si Alice considère avoir reçu un choc lors de la publication des résultats, c’est que, toute sa vie, elle a couru derrière la confiance en soi qui lui a tant fait défaut.

Mention bien avec 15,60 de moyenne générale

« J’avais toujours peur d’être jugée par rapport à mon handicap ». Il faut dire que la vie ne lui a pas fait de cadeau. Atteinte du syndrome de West, « une épilepsie grave et rare du nourrisson », Alice a été très tôt entravée par un arrêt du développement psychologique, moteur et neurologique. Après une première tentative de scolarisation en maternelle qui s’est mal passée, Alice est accueillie à l’institut d’éducation motrice (IEM) de Biard pendant onze ans. « Un institut bénéfique pour moi. Les soins le matin, la classe l’après-midi. J’ai tout de suite progressé. J’ai appris à lire en 6 mois ».
En 2016, elle entame un parcours d’inclusion plein d’ambition qui s’avérera sans faute. Sans passer par la case collège, elle entre en seconde dans le dispositif ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire) du lycée Saint-Jacques de Compostelle. « La marche était très haute. A l’IEM, j’étais devenue une des moins handicapées, je suis passée du moins au plus. D’une classe à 7, je me retrouvais dans une classe à 35. De 8 heures de cours par semaine, j’assistais à 35 heures ».
Pas de quoi décourager notre jeune lycéenne. Curieuse, volontaire, persévérante, tenace, avec l’envie de bien faire, elle réalisait ses devoirs jusqu’à des heures tardives dans la nuit, limitée par la lenteur liée à sa pathologie, et elle a connu les longs week-ends et les petites vacances à étudier sans relâche. Vendredi, le résultat de ses efforts produits dans des conditions extrêmes, s’est affiché sur le fronton du lycée: mention bien avec une moyenne générale de 15,60.

« J’ai pris confiance en moi »

A l’heure du bilan des années lycée, Alice fait le point. « Le regard sur moi-même s’est modifié. J’ai pris confiance en moi. Je suis plus avenante, plus souriante. J’ai eu la chance de venir dans le milieu ordinaire ». Mais pour sa maman, une autre histoire commence. « Nous devrons régler les problèmes liés à la mobilité, au logement et à l’insertion professionnelle ». Pour l’heure, le projet d’Alice est tourné vers une carrière de secrétaire médicale. Mais avant, elle ne veut surtout pas quitter le lycée sans adresser sa plus sincère reconnaissance à sa professeure principale, Mme Giraud. »

article de Centre Presse du 10 juillet 2019